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Précarité des maîtres délégués

L’Etat a institutionnalisé la précarité dans l’enseignement privé sous contrat. Le Snec-CFTC se bat de longue date pour la mise en œuvre de mesures loyales et efficaces de déprécarisation et pour des salaires décents pour les maîtres délégués.

En quoi la situation des maîtres délégués est-elle précaire ?

Leur précarité est statutaire : près d’un enseignant du privé sur cinq est sous contrat précaire.

Elle est aussi économique. Alors qu’en 2000, un MA2 touchait 25 % de plus que le Smic, en 2018, la rémunération d’un MA2 au 1er échelon dépasse le Smic de 1 %. Soit 8 % de moins qu’un salarié précaire non qualifié de droit privé recruté pour effectuer des tâches non qualifiées car ce dernier bénéficie d’une indemnité de précarité de 10 %.

Certes, le Smic a augmenté mais une étude Snec-CFTC réalisée en mars 2014 a montré que le pouvoir d’achat de la rémunération des MA1 et MA2 a baissé de près de 12 % entre 2002 et 2014, quel que soit l’échelon parce que la valeur du point de la fonction publique a augmenté moins vite que les prix.

Les maîtres délégués sont aussi moins bien rémunérés que leurs homologues du public, de plusieurs centaines d’euros par mois…

Les modalités de règlement de leurs salaires sont également pénalisantes puisque le versement des rémunérations du premier trimestre de l’année scolaire est reporté en début d’année civile. Cela pose de gros problèmes de trésorerie. Cela prive aussi nombre de maîtres délégués de certaines allocations qu’ils percevraient s’ils étaient rémunérés avant la fin du mois de décembre, le revenu fiscal étant artificiellement gonflé. Cela pénalise aussi le maître sur la durée en allongeant sa vie active et/ou en diminuant ses futures prestations retraite puisque les trimestres cotisés ne sont pas pris en compte : c’est le quart de l’année qui ne compte pas.

Comment expliquer qu’un maître du privé sur 5 soit précaire ?

Les contingents de contrats offerts aux concours sont insuffisants au regard du nombre d’emplois vacants et les concours sont fermés dans plusieurs disciplines du 2nd degré. La situation risque encore de se dégrader car le dispositif qui permettait l’organisation des recrutements réservés est arrivé à terme.

Le ministère dit avoir entendu la demande du Snec-CFTC de compenser la disparition des recrutements réservés en augmentant le nombre de contrats offerts aux autres concours.

Et le CDI ?

Le CDI est un leurre car il n’offre en réalité aucune priorité en matière d’accès à l’emploi. Le Snec-CFTC se bat pour que l’Etat se donne dans toutes les académies une obligation de moyens pour replacer prioritairement les maîtres en CDI non reconduits dans leur établissement. Il demande aussi le passage en Commission nationale d’affectation pour les maîtres en CDI sans possibilité d’affectation dans leur académie d’origine.

Que proposez-pour lutter contre la précarité statutaire ?

Le Snec-CFTC demande :

  • que le nombre de contrats offerts aux concours soit porté au nombre de services vacants ;
  • un dispositif complémentaire de déprécarisation par l’ancienneté ;
  • la contractualisation immédiate des maîtres reconduits plusieurs rentrées de suite et pour lesquels les concours de recrutement sont fermés.

Que proposez-vous pour lutter contre la précarité économique ?

Lutter contre la précarité statutaire, c’est lutter contre la précarité économique pour nombre de maîtres aujourd’hui délégués.

Se pose évidemment la question des salaires des MA1 et MA2. Le Snec-CFTC demande :

  • l’alignement de leur rémunération sur celle des contractuels de l’enseignement public,
  • l’application d’une indemnité de précarité de 10 %,
  • l’indemnisation systématique des frais de déplacement y compris en véhicule personnel,
  • une augmentation significative du taux de promotion par le choix et le bénéfice du dispositif PPCR,
  • un vrai salaire dès le 1er mois, comprenant ISAE (1er degré) ou part modulable de l’ISOE et HSA (2nd degré).
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