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ENSEMBLE VOYONS LOIN

Relations maîtres – chefs d’établissement

Le Snec-CFTC est historiquement favorable à la liberté de l’enseignement. Il ne conteste pas le rôle des chefs d’établissement mais refuse les nombreuses dérives qui se développent. Le Snec-CFTC propose une solution simple et efficace pour sécuriser la relation entre les maîtres et les chefs d’établissements.

Sécuriser les relations entre maîtres et chefs d’établissement du 2nd degré. Pourquoi ?

Un maître accompagnant un voyage scolaire se voit demander de rattraper les heures de cours non effectuées… Un chef d’établissement s’impose pour assister à un cours…  Un professeur principal reçoit un emploi du temps comportant une heure de vie de classe par semaine, voire deux… Un chef d’établissement retire une sanction, pourtant légitime, donnée par un maître à un élève… Un maître est contraint de participer à des activités relevant de la catéchèse…

Il ne s’agit pas de généraliser et de stigmatiser les chefs d’établissement mais simplement de pointer l’insécurité d’un système dans lequel l’Etat délègue sans réel contrôle une partie de son pouvoir sur les maîtres. Et la loi Censi qui fait depuis la rentrée 2005 de l’Etat le seul employeur des maîtres prive ceux-ci de recours juridique en cas de différend avec leur chef d’établissement.

Comment proposez-vous de sécuriser ces relations ?

Le Snec-CFTC demande la création d’un lien hiérarchique entre l’Etat et les chefs d’établissement.

Etant partiellement rémunérés par l’Etat pour les missions relatives à la gestion des maîtres, les chefs d’établissement seraient professionnellement responsables de la bonne gestion des maîtres et devraient en rendre compte à l’Etat, lequel pourrait les évaluer en leur qualité de chef de service des maîtres.

Se pose aussi la question budgétaire. Est-ce raisonnable ?

Dans le système que nous préconisons, les réseaux et/ou organismes de gestion reverseraient à l’Etat une partie de la rémunération des chefs d’établissement. Il n’y aurait donc pas de coût significatif pour l’Etat.

Quid de la liberté de recrutement et du caractère propre reconnus par la loi ?

Un tel système ne porterait pas atteinte au caractère propre des établissements.

Il ne diminuerait pas les prérogatives des chefs d’établissement qui exercent correctement leur mission de gestion des maîtres. Au contraire, il les conforterait à travers la reconnaissance par l’Etat.

Que cela changerait-il pour les maîtres ?

L’objectif est de mettre en œuvre une meilleure gouvernance afin de limiter les dérives.

Un tel système permettrait aussi, avant même d’envisager un contentieux, de sortir de situations conflictuelles à travers l’action des médiateurs des rectorats.

Pourquoi ne pas simplement fonctionnariser les maîtres ?

D’abord parce que cela ne donnerait pas à l’Etat plus de pouvoir de contrôle sur la gestion des maîtres par les chefs d’établissement puisque c’est le statut de ceux-ci et non celui des maîtres qui pose problème.

Ensuite, parce que la fonctionnarisation des maîtres du privé les mettrait en concurrence avec leurs homologues du public pour l’affectation. Il y aurait potentiellement 5 fois plus de candidats pour intégrer les établissements qu’ils visent. Il n’est pas certain que pouvoir candidater dans les établissements de Rep et de Rep+ soit une compensation satisfaisante pour la majorité.

Enfin, cela scellerait la disparition du caractère propre.

Les chefs d’établissement ne seraient-ils perdants à être partiellement salariés de l’Etat ?

Les chefs d’établissement ont aussi à gagner : ils pourraient renoncer à leurs heures d’enseignement, sans préjudice pour la suite de leur carrière puisque leur ancienneté augmenterait du fait de leur statut d’agents de droit public. Et ils seraient plus disponibles pour leur établissement.

Et dans le 1er degré ?

Avec le statut unique du chef d’établissement la question se pose. Les refus par des chefs d’établissement de candidats proposés par la commission de l’emploi lors du mouvement des maîtres augmentent d’année en année, de même que les demandes de travail à temps partiel. Il faut donc aussi penser à sécuriser les relations entre les entre maîtres et chefs d’établissement du 1er degré.

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